Le jour où l’enseigne a basculé

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Ce printemps au Printemps, je découvre une enseigne SOLDES qui m’a arrêtée net dans ma course folle et parisienne habituelle. 

Ce grand magasin investit donc dans une série d’enseignes en dur et éclairées pour mettre en avant les soldes alors que depuis bientôt quinze ans, les enseignes du Printemps se limitent à des kakémonos éphémères qui n’ont même pas le temps de passer car ils sont désormais jetables. Le monde des enseignes a basculé : désormais l’éphémère mérite les plus grandes faveurs alors que le durable est relégué au rang du bas de gamme jetable. Alors l’histoire défile, je repense aux mosaïques, aux articles écrits avec Valérie Patrin-Leclère, et je me dis que cette image devrait être le point de départ d’une nouvelle réflexion de fond. La suite au prochain numéro.

enseigne_ephemere

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printemps2001

Visuel utilisé en 2005 pour illustrer l’article : La valse des identités visuelles : entre médias permanents et hystérie du nouveau. Article co-écrit avec Valérie Patrin-Leclère et paru dans la revue Communication & Langages.